Aujourd’hui, nous allons parler de l’orphelinat Sainte Famille Diego-Suarez qui est implanté dans la ville depuis 40 ans. Cette institution a été fondée et encadré par la Sœur Jeanine Couve. L’orphelinat accueille les enfants les plus vulnérables de la région d’Antsiranana I, ceux qui n’ont plus aucun membre de leur famille pour les prendre en charge.

Beaucoup de pensionnaires et une prise en charge complète

Depuis son ouverture et avec son installation et son intégration dans la communauté diégolaise, l’orphelinat Sainte Famille a déjà accueilli 80 enfants.  À ce jour, 20 pensionnaires y résident dont 14 mineurs, 4 à l’université, et 4 autres à la ferme. Car l’orphelinat possède aussi une ferme. Les enfants s’y familiarisent avec l’agriculture, au contact de la nature. Ils y apprennent l’importance d’une agriculture saine qui respecte et protège l’environnement.

Presque tous les pensionnaires de l’orphelinat Sainte Famille y sont arrivés dans un mauvais état de santé.  Les responsables de l’institution les ont remis sur pied, avant de leur offrir le logement, la nourriture, les vêtements, la scolarité, l’éducation et tous les soins dont ils ont besoin.

Pour réussir à offrir cette prise en charge complète à ces orphelins, l’institution s’appuie sur les dons des gens de bonne volonté recueillis sur sa plateforme internet ou directement sur place.

La production agricole comme principale activité

Le travail à la ferme constitue une activité importante de ces jeunes gens et jeunes filles. C’est l’une des sources de nourriture et de revenus de l’orphelinat. La production de la ferme n’est pas seulement destinée à la consommation interne, mais également à la vente sur les marchés, pour participer au financement de celui-ci. De plus, à la ferme ces enfants ont l’opportunité d’apprendre à cultiver la terre avec les responsables. Ils y produisent des légumes (épinards, courgettes, citrouilles…), et des fruits (avocats et bananes…). Ils sont par ailleurs sensibilisés aux méthodes de production respectueuses de leur environnement. Ils apprennent  aussi l’élevage et la transformation des récoltes en produits finis. Tout cela pour des revenus de plus de 30.000.000 ariary (environ 8.000 euros).

C’est un geste louable d’enseigner aux jeunes les bienfaits de la ferme, la protection de l’environnement et de promouvoir les produits bios. L’activité agricole peut et doit être la base de l’économie de la région en tenant compte des terres non habités ni cultivés que Antsiranana occupe.

Koragna Agny
Travail à la ferme des pensionnaires de l’orphelinat Sainte Famille Diégo

Mendigo, l’Assemblée générale

L’association Mendigo qui collabore de près avec L’orphelinat Sainte Famille fête ses dix ans et s’est réunie en assemblée générale le samedi 23 septembre 2017. En dehors du rapport habituel de l’association, le bilan du président Gérald Attard était très attendu, à son retour d’un séjour de trois mois à Diego-Suarez. Il a fait le point sur la situation à Madagascar et au Foyer, et en particulier sur l’acheminement d’un container long et coûteux mais rempli de matériel utile pour le foyer comme pour la ferme.

Ces enfants ne sont pas seulement aimés et chéris par l’orphelinat Sainte Famille de Diego mais surtout, leur avenir est assuré grâce à l’apprentissage de l’agrobusiness qui leur est dispensé au foyer. C’est pourquoi les 100% des enfants qui ont fréquenté cet orphelinat ont trouvé ou créé du travail à leur sortie.

Mita-be tsy lanin’ny mamba.

Ceci est un proverbe que l’association Mendigo met en avant et qui signifie « quand on est nombreux à traverser la rivière, on n’est pas mangé par les caïmans », une nouvelle preuve que ces enfants sont éduqués à travailler en équipe pour le bien de tout un chacun. Après tout, c’est ensemble que nous réussirons.