Youth Talk est une initiative dédiée aux jeunes de moins de 24 ans issus des régions de Diana et Sava. Elle leur permet de discuter du développement durable de leurs régions et de partager leurs opinions et idées sur ces thématiques importantes. Chacun des participants à Youth Talk relate une problématique qui le tient à cœur, dans son langage à lui et en apportant les solutions qu’il juge utile. La mission de Youth Talk est de détecter des idées nouvelles et créatives dans le domaine de développement durable mais également d’associer les jeunes au développement de leurs villes, leurs régions et de leur pays.

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Je suis jeune…

La population malgache est constituée en majorité de jeunes, et il en est de même pour la région SAVA. La plupart des jeunes délaisse leur avenir et leurs études par manque d’information. Ils se précipitent vers la drogue, les cigarettes et les aventures sans lendemain. Les mineurs vont aux discothèques et bars, aucune mesure n’est prise pour lutter contre ce phénomène. Tout ceci incite les jeunes à la violence et les tapages dans la ville le jour comme la nuit. Ce manque d’information les conduit à abandonner leurs études, et ils ne savent pas distinguer ce qui est bien et ce qui est mal pour leur avenir. Le cas particulier des filles est préoccupant. Les jeunes filles se prostituent et se font abandonner à leur sort. Mais encore, l’évolution de la technologie a aggravé la situation. Pour Facebook par exemple, ils ne l’utilisent pas d’une manière positive comme pour voir des documents et des articles intéressants mais les garçons se connectent pour rencontrer des filles.

Pourtant, nous jeunes, nous devons penser sans cesse à notre avenir. Cette jeunesse nous est offerte pour pouvoir construire un avenir meilleur. On peut s’amuser comme on le veut mais même la distraction doit nous apporter un point positif pour notre futur. Par exemple faire du sport. Il existe pas mal d’activités sportives à pratiquer dans la région, et c’est à moindre coût, moins cher que les drogues et alcools. Comme le basket-ball, le football… En plus l’activité physique ne nous procure que du bien.

Pour les études, rien ne peut les remplacer. Comme dit un proverbe malgache « ny fianarana no lova tsara indrindra » (l’éducation est la plus grande des richesses), nous ne devons pas les sous-estimer. Plus tard nous allons regretter l’abandon des études. Les nouvelles technologies sont une bonne chose pour nous mais il faut les utiliser à bon escient et non que pour le bavardage et pour satisfaire ses envies. Le désir est indissociable aux jeunes mais ce qui différencie les intelligents c’est qu’ils maîtrisent le leur et c’est ce qu’il faut qu’on fasse.

Bougeons-nous, mobilisons-nous,

Je m’adresse aux jeunes comme moi, je sais que tout n’est pas facile et il faut de la persévérance et du courage. Des problèmes, il y en a pour des milliers et si en plus de cela nous continuons à garder nos mauvaises habitudes, plus rien ne change dans notre ville et dans notre pays. Nous avons un devoir envers notre patrie, c’est de garantir son développement. C’est justement pour cela qu’il faut qu’on se soucie de notre avenir mais aussi d’approfondir nos connaissances, de ne pas abandonner les études. Pour les décideurs et le gouvernement, vous devez collaborer avec nous pour nous faire comprendre nos responsabilités mais également pour agrandir notre champ de loisir. Nous n’avons pas assez de loisir ni d’opportunités pour aller plus loin.

Idriane Anouska, 18 ans

 

En même temps, on peut dire que le marché de la vanille influence les jeunes. Ceux-ci délaissent leurs études et préfèrent se donner à la vanille afin de pouvoir gagner de l’argent rapidement. C’est l’image que nous voyons ici. Les plus jeunes ne comprennent plus l’utilité de poursuivre leurs études puisque certains réussissent sans passer des années sur les bancs de l’école. Actuellement 37% des jeunes ont quitté l’école pour faire ce business florissant et le taux de la réussite des examens a diminué par rapport à l’année dernière.

Jerida Jean, 22 ans

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L’eau c’est la vie

On peut dire que la région de SAVA est riche en eau. C’est une région humide où il pleut presque toute l’année.  Sambava en particulier est irrigué par quatre fleuves, Agnovogno, Andaohabe, Ankatoko et Ratsiagnaragna, sans compter les grands fleuves de la région, Bemarivo, Lokoho, Androranga et Andramonta, qui passent par la ville.

En dépit de cela, la SAVA fait face encore à des problèmes d’eau. Les villes n’ont pas accès à l’eau suffisante pour leurs besoins, et les sources d’eau sont sales. Ceci est causé par les activités humaines. En effet, les habitants autour des fleuves y jettent leurs déchets et ordures. La conséquence est que l’eau qui est utilisée dans la consommation courante n’est pas potable puisque c’est de ces fleuves que les habitants tirent l’eau pour leurs besoins quotidiens. Ceci explique aussi pourquoi nous avons de l’eau sale au robinet. Les grands immeubles qu’on observe autour des fleuves et rivières font de ces derniers leurs poubelles, en y rejetant leurs eaux usées.

Quand on parle de l’eau on tient automatiquement compte des aspects de l’environnement, en particulier ces forets qui nous donnent de l’air frais et la pluie. Le problème c’est que la culture sur brulis et la destruction de la forêt s’empire du jour en jour. Ce qui cause la dégradation de l’environnement et la rareté des pluies.

Les principales solutions à envisager concernent la construction de toilettes (WC), et l’acquisition de poubelles dans chaque foyer afin que la population ne jette pas les ordures n’importe où. Il est également temps que le peuple se soucie de l’environnement et arrête de ravager la forêt. Les décideurs quant à eux devraient rénover les infrastructures mises en place en particulier pour un traitement de l’eau, comme les fontaines publiques, et faire un suivi correct de ces biens publics.

Je pense que ces problèmes peuvent être réellement résolus si l’on s’y préoccupe vraiment. Il faut éduquer la population à la protection de l’eau, c’est le manque d’information qui entraîne des comportements aux conséquences négatives sur l’environnement. Il faut leur faire comprendre que l’eau est source de vie, et que c’est cette même ressource que les générations futures utiliseront. Il faut des actions venant à la fois du plus bas, les simples habitants, et du plus haut, l’État. C’est ensemble et seulement ensemble que nous pouvons mieux gérer notre eau.

 Rodolphe Jean, 22 ans

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